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Sida : la moitié des séropositifs ignorent qu'ils le sont

17 Juillet 2014, 13:23pm

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L'Onusida vise le contrôle de l'épidémie pour 2030. Un objectif atteignable à condition que les tests de dépistage du VIH se développent dans les pays pauvres comme dans les pays riches.

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Les progrès de la chirurgie "mini-invasive"

14 Avril 2014, 06:45am

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Les progrès de la chirurgie "mini-invasive"

La chirurgie mini-invasive qui permet d'opérer par petites incisions à l'aide d'instruments fins et de mini-caméras, poursuit sa révolution en salles d'opération avec des champs d'application de plus en plus étendus, malgré certaines réticences de chirurgiens.


Au lieu "d'ouvrir" par grandes incisions, les techniques mini-invasives permettent au chirurgien d'atteindre sa "cible" - un organe, un ganglion ou une articulation - par des incisions de l'ordre du centimètre grâce à l'utilisation d'instruments longs et fins généralement robotisés, couplés à un système d'imagerie vidéo. 


On parle d'arthroscopie lorsque l'intervention s'applique à une articulation, de laparoscopie ou coelioscopie lorsqu'elle se situe dans l'abdomen et de thoracoscopie pour le thorax.


Les premiers domaines d'applications ont été la chirurgie gynécologique, par exemple pour opérer des kystes ovariens, les articulations, puis la chirurgie digestive avec aujourd'hui un grand nombre d'opérations du cancer du côlon réalisées sous coelioscopie. 


L'homme clé de cette révolution est l'endoscopiste. Son métier consiste d'abord à explorer, en particulier avec la fibre optique des fibroscopes, et de plus en plus à réparer l'intérieur du corps grâce à des appareils commandés à distance.


L'un d'eux, Dr Geoffroy Vanbiervliet du CHU de Nice, se souvient: "quand j'ai commencé à pratiquer on m'a dit +l'endoscopiste est un chirurgien frustré+. Finalement avec le temps, l'endoscopiste est de plus en plus un chirurgien et de moins en moins frustré".


Dans son domaine, l'endoscopie digestive, le Dr Vanbiervliet fait part de "résultats bluffants" avec des risques toujours "faibles" pour les patients. En témoigne, par exemple, la technique surtout pratiquée en Asie consistant à disséquer finement par endoscopie la partie cancéreuse superficielle de la partie saine d'un oesophage.


Les avantages de la chirurgie mini-invasive sont multiples: moins de saignements, moins de douleurs, moins de risques infectieux et donc moins de complications, des cicatrices réduites et une durée d'hospitalisation raccourcie. 


L'essor récent de cette technique est indissociable du développement de la chirurgie dite "ambulatoire" où un patient entre en salle d'opération le matin et ressort de l'hôpital en fin de journée, ce qui permet de réduire fortement la facture.


- 2.000 euros d'économie par opération -


Pionnier en matière de chirurgie mini-invasive dans le cancer du poumon, l'Institut mutualiste Montsouris (IMM, Paris) estime à 2.000 euros en moyenne l'économie réalisée par opération de ce type par rapport à la technique classique "à thorax ouvert" où on doit inciser largement au niveau de la poitrine. 


L'IMM a réalisé 545 opérations de ce genre dont 400 pour extraire des tumeurs cancéreuses précoces (stade 1). L'un de ces patients, Chaim Marminc, 73 ans, a été opéré deux fois pour deux tumeurs au poumon.


"J'ai eu mal pendant très peu de temps, je me suis rétabli au bout de deux-trois semaines. Six semaines après, je faisais huit à dix kilomètres en marche rapide", témoigne-t-il.


Plusieurs études montrent que "les taux de survie à cinq ans sont identiques voire meilleurs" pour les patients opérés avec cette technique par rapport à la pratique classique, indique le chirurgien de l'IMM Dominique Gossot.


Pourtant la chirurgie mini-invasive pour les cancers du poumon a mis du temps à s'imposer malgré une première réalisée dès 1992 par le chirurgien William Walker à Edimbourg.


"En France et dans d'autres pays européens, nous somme passés pour des irresponsables pendant des années", se souvient Dr Gossot.


Aujourd'hui, la pratique a beau être "recommandée" pour les cancers précoces du poumon par la principale société savante américaine, des chirurgiens restent "réticents".


La raison ? "Les chirurgiens qui ont mis des années à apprendre une chirurgie lourde avec de gros risques résistent à un changement qui introduit une petite part d'incertitude" en raison de l'apprentissage, explique le Dr Gossot. 

Le Parisien - 12 avril 2014

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7% des SDF perçoivent l’allocation adulte handicapé

14 Avril 2014, 06:45am

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Le montant de l’allocation adulte handicapé (AAH) ne permet pas de vivre dignement. ; en voici une nouvelle preuve. 7% des sans-domicile fixe (SDF) perçoivent cette prestation, selon une récente étude de l’Insee. L’institut a recensé 66 300 SDF adultes francophones, ayant recours à des services d’hébergement et de distribution de repas, dans les agglomérations de 20 000 habitants et plus. Parmi eux, plus de 4 600 touchent l’AAH, selon l'étude. Son montant - 790,18€ - maintient ses allocataires sous le seuil de pauvreté (977 €, pour une personne seule). 

 Trois fois plus d’allocataires de l’AAH parmi les SDF

Vivent-ils dans la rue parce qu’ils sont en situation de handicap et que leurs ressources ne leur permettent pas de payer un loyer ? Ou sont-ils devenus handicapés parce qu’ils vivent dehors, dans des conditions très difficiles. L’étude ne le permet pas de le savoir.

Une certitude cependant : les allocataires de l’AAH (près d’1 million au total) sont proportionnellement trois plus nombreux chez les SDF (7%) que dans la population française âgée de 18 ans et plus (2,4%).

Franck Seuret - www.faire-face.fr - 14 avril 2014

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brochure préparation en ligne

10 Avril 2014, 08:04am

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Défenestrations : appel à la vigilance des parents

10 Avril 2014, 07:45am

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Défenestrations : appel à la vigilance des parents

Avec les beaux jours, les autorités sanitaires lancent une nouvelle alerte sur les risques liés aux défenestrations. Particulièrement chez les enfants de moins de 6 ans.

 

C’est l’occasion de rappeler qu’il ne faut jamais laisser un enfant seul dans une pièce lorsqu’une fenêtre est ouverte. L’Institut de Veille sanitaire (InVS) et l’INPES s’appuient sur les résultats de l’enquête Défenestrations 2013, réalisée en collaboration avec l’hôpital Necker Enfants malades (Paris).

Entre le 15 mars et le 15 octobre 2013 dans 3 régions (Ile-de-France, PACA et Nord-Pas-de-Calais), les auteurs ont recensé 76 « chutes accidentelles de grande hauteur » chez des moins de 15 ans. Bilan : 9 morts, 8 blessés qui présentaient des séquelles à un mois, « dont 3 sévères ». Les enfants de moins de 6 ans sont les plus concernés (62%).

Quatre fois sur cinq, un adulte était présent dans le logement au moment de la chute. Et un meuble se trouvait sous l’ouverture dans plus de la moitié des cas… « Ces résultats sont semblables à ceux des enquêtes réalisées en 2005 et 2006 », ajoutent les autorités sanitaires.

« On doit toutefois mentionner que le nombre de cas a diminué entre 2006 et 2013, de 106 à 76, les décès passant de 10 à 9 et les séquelles sévères de 7 à 3 ».

Pas de meuble sous une fenêtre
L’InVS et l’INPES rappellent ainsi les deux principaux conseils de prévention :

ne jamais laisser un enfant seul, ou sous la responsabilité d’un autre enfant ou adolescent, dans une pièce où une fenêtre est ouverte ou sur un balcon.
ne jamais laisser des meubles ou objets sous une fenêtre : les enfants peuvent s’en servir pour accéder à leur ouverture.

www.journallamarne.fr - 10 avril 2014

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Et «la Santé» apparut dans le portefeuille de Marisol Touraine

10 Avril 2014, 07:45am

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Et «la Santé» apparut dans le portefeuille de Marisol Touraine

Absent de la première liste du gouvernement, le domaine de la Santé est désormais inclus dans l'intitulé du ministère de Marisol Touraine, modifié pour l'occasion.

L'équipe gouvernementale est désormais au complet. Ce mercredi, le secrétaire général de l'Elysée a livré la liste des secrétaires d'État une semaine après avoir annoncé celle des ministres.


Et cette fois, Marisol Touraine a été nommée comme «ministre des Affaires sociales et de la Santé», quand la semaine dernière elle était simplement «ministre des Affaires sociales». Un retour fort en symbole alors que l'absence de ce découpage ministériel avait été remarquée. Notamment par le conseil de l'ordre des médecins qui s'en était ému. Au Scan, l'entourage de la ministre avait déjà fait savoir que «la Santé resterait bien dans le périmètre de Marisol Touraine».


Au Journal officiel, Marisol Touraine était très officiellement «ministre des Affaires sociales». Une appellation qui pourrait être étendu dans les décrets d'attribution de son ministère à paraître.


Avec elle, elle aura deux secrétaires d'Etat, contre trois précédement. Sénatrice socialiste, Laurence Rossignol aura en charge la Famille, les personnes âgées et l'autonomie, alors que Ségolène Neuville s'occupera du Handicap et de la Lutte contre l'exclusion.

Ivan Valerio - Le Figaro - 10 avril 2014

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Paralysie : des mouvements possibles grâce à la stimulation électrique

9 Avril 2014, 18:45pm

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 Paralysie : des mouvements possibles grâce à la stimulation électrique

Cette technique pourrait permettre aux victimes de lésion de la moelle épinière d'effectuer des mouvements volontaires, même plusieurs années après leur accident.

Quatre volontaires paraplégiques peuvent désormais contracter certains de leurs muscles paralysés à la suite d'une lésion de la moelle épinière, grâce à la "stimulation épidurale". Cette technique consiste à appliquer un courant électrique à des fréquences et des intensités variables, dans la partie basse de la colonne vertébrale, la région lombo-sacrée, là où les connexions nerveuses de la moelle épinière commandent en grande partie les mouvements des membres inférieurs. Les trois cas publiés mardi dans la revue britannique Brain viennent s'ajouter à une première expérience dont le Lancet s'était fait l'écho en mai 2011.


Tout avait commencé avec un jeune Américain, Rob Summers, qui était paralysé depuis 2006 à la suite d'un accident de voiture. Au vu des résultats obtenus, les chercheurs du Frazier Rehab Institute (KentuckyOne Health), à Louisville (Kentucky), ont poursuivi leurs travaux chez trois autres hommes, présentant une paralysie motrice totale mais encore quelques sensations. Quelques jours après le début de la stimulation électrique (au moyen du dispositif de Medtronic commercialisé pour le traitement de la douleur), ils ont été capables d'effectuer des mouvements volontaires qui nécessitent un contrôle relativement fin et de les moduler. Ils ont également pu synchroniser les mouvements de leur jambe, de leur cheville et de leurs orteils, voire modifier la force de flexion.


Reprise de mouvements volontaires malgré une paralysie complète


Après plusieurs mois de séances de stimulation appliquée en association avec un entraînement locomoteur à domicile, les tests ont été répétés : certains patients ont réussi à effectuer des mouvements volontaires avec plus de force et moins de stimulation tandis que d'autres avaient gagné en précision. Cette récupération rapide suggère qu'il doit exister "des connexions en sommeil" chez des patients pourtant totalement paralysés. "Quelques contacts existent, mais ne sont pas fonctionnels, et le cerveau est capable de les exploiter", commentent les chercheurs dans le communiqué des National Institutes of Health, qui ont financé ces travaux (avec la Fondation Reeve).


"Nous avons découvert un mode d'intervention fondamentalement nouveau qui peut améliorer considérablement la reprise de mouvements volontaires chez des sujets avec une paralysie complète, même des années après l'accident", commente Susan Harkema, de l'université de Louisville, qui a participé à l'expérimentation. "La croyance qu'aucune récupération n'est possible et qu'une paralysie complète est permanente est désormais contestée", souligne-t-elle dans un communiqué.


En plus de leur capacité à effectuer des mouvements des jambes, les patients ont vu leur état global s'améliorer avec un accroissement de leur masse musculaire, une meilleure régulation de la pression artérielle, une moindre fatigue et une sensation générale de mieux-être. Il s'agit donc d'un réel espoir pour les personnes paralysées, et pas seulement pour les nouvelles victimes d'une lésion de la moelle épinière. Chaque année, en France, leur nombre total augmente de 1 000 à 1 500. Ce sont le plus souvent des adultes jeunes.

ANNE JEANBLANC - Le Point - 9 avril 2014

 

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Intolérance au gluten : la piste d'un traitement naturel

9 Avril 2014, 18:45pm

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Intolérance au gluten : la piste d'un traitement naturel

Une équipe internationale de chercheurs a mis en évidence le rôle clé d’une protéine humaine, l’élafine, dans la protection contre la réaction inflammatoire caractéristique de l'intolérance au gluten. Ils ont également développé une bactérie probiotique capable de délivrer cette protéine au niveau des muqueuses intestinales chez la souris.

Pas de pain, pas de pâtes et pas de biscuits… ou uniquement des recettes spéciales. Les personnes souffrant d'une intolérance au gluten, également appelée maladie cœliaque n'ont pas le choix, elles doivent constamment surveiller le contenu de leur assiette. Cette pathologie se manifeste chez les individus prédisposés, qui ne possèdent pas les enzymes nécessaires pour dégrader correctement le gluten lors de la digestion. Il s'ensuit une inflammation des muqueuses de l'intestin, qui peut conduire à terme à une malabsorption des nutriments (fer, calcium…).

Ces personnes touchées sont, entre autres, sujettes à des douleurs abdominales chroniques (diarrhées, crampes…) et présentent une prédisposition à certains cancers (intestin grêle, lymphome). On estime qu'environ un individu sur 100 est concerné, mais seulement 10 à 20 % des cas sont aujourd’hui diagnostiqués. Aucun traitement curatif n’est actuellement disponible sur le marché, la seule solution étant un régime sans gluten à vie. Mais les récents progrès effectués dans la recherche redonnent espoir.

 

Rétablir une molécule déficiente

 

Des chercheurs de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) et de l’Inserm avec leurs collègues canadiens et suisses, ont mis en évidence une anomalie chez les patients atteints de la maladie cœliaque. Ils produisent beaucoup moins d'élafine, une molécule ayant des propriétés anti-inflammatoires. Plus précisément, cette molécule agit sur une autre protéine, la transglutaminase-2 responsable de la mauvaise dégradation du gluten. Fort de ce constat, ils ont trouvé un moyen pour relancer la production de cette molécule essentielle.

Pour cela, ils se sont servis d'une bactérie, la Lactococcus lactis. "Ces bactéries transitent naturellement dans l'intestin. On les a génétiquement modifié pour leur faire produire de l'élafine avant de les injecter chez des souris intolérantes au gluten. Le traitement a permis de diminuer fortement la réaction inflammatoire car l'élafine empêche la transglutaminase-2 de transformer le gluten en peptide toxique pour l'intestin", explique à metronews, Philippe Langella l'un des scientifiques à l'origine de cette découverte.

En outre, cette thérapie ouvre des perspectives inégalées dans le traitement d'autres maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), telles que la maladie de Crohn. En revanche, les chercheurs ne peuvent pas encore déterminer si le traitement permettra de s'alimenter normalement ou de mieux vivre avec cette intolérance. "Notre prochaine étape est d'identifier d'autres protéines qui sécrètent naturellement des molécules proches de l'élafine", conclut Philippe Langella. Cette thérapie prometteuse a fait l’objet d’un dépôt de brevet en mai 2013 par l’Inra.

 

Qu'est-ce que le gluten ?


Le gluten est une protéine contenue dans certaines céréales : blé (froment, épeautre…),  seigle (triticale), orge et avoine. C’est notamment grâce à elle que les pains et les gâteaux ont du volume et de l’élasticité. Il existe trois types de personnes qui ne supportent pas les aliments à base de gluten : les allergiques, les cœliaques et les hypersensibles. Ces derniers doivent donc éviter ou proscrire totalement les laitages aux céréales, flans, crèmes desserts, certains fromages à tartiner ou à moisissures mais également les viandes et poissons panées et certaines conserves cuisinées.

 

ALEXANDRA BRESSON - Métronews - 9 avril 2014

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Le premier immeuble pour personnes hypersensibles voit le jour en Suisse

7 Avril 2014, 11:15am

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Interdit de fumer, de se parfumer, d'utiliser son téléphone portable... autant de règles à suivre si l'on souhaite vivre dans ce refuge pour hypersensibles construit à Zurich, en Suisse.

 

Le premier immeuble pour personnes hypersensibles voit le jour en Suisse

Un immeuble pour réduire bien des maux. Douleurs, anxiété, problèmes respiratoires. Ce sont là certains des symptômes quotidiens dont souffrent les personnes atteintes du syndrome d'hypersensibilité chimique (MCS) qui serait causé par une intolérance à une multitude de produits chimiques: lotions, lessives, laques pour cheveux, peintures... 

L'hypersensibilité peut aussi être électromagnétique: elle est alors provoquée par les différentes ondes électromagnétiques que dégage l'équipement électronique sans fil.

"Je souffre depuis mon enfance. Cela va réellement changer ma vie", raconte un des résidents, Christian Schifferle, 59 ans, à la tête de Fondation Healthy Life and Living, à l'origine du projet de construction.

C'est pour répondre aux besoins des hypersensibles que cet immeuble a été construit en décembre 2013 dans le quartier périphérique de Leimbach à Zurich, avec l'aide financière de la ville. Une quinzaine d'appartements ont été aménagés. 

Peu reconnu par la médecine classique, le syndrome MCS (qui affecte 5.000 personnes en Suisse selon la ville de Zurich) a jusqu'à présent fait vivre un véritable enfer à Christian Schifferle avant qu'il n'emménage dans son nouvel appartement. D'autant qu'il souffre aussi d'hypersensibilité électromagnétique.

"Cela m'affaiblit, me rend anxieux, je ne peux pas respirer, mes poumons me font mal, et je suis pris de vertige", dit-il.

Dès l'âge de 3 ou 4 ans, les vapeurs des produits chimiques utilisés dans l'usine de fabrication de meubles de ses parents l'incommodent. Adulte, ses maux l'empêchent de travailler et il part vivre dans une caravane dans les Alpes.

Pas pris au sérieux

Ce n'est qu'à 35 ans qu'il prend réellement connaissance de son mal en lisant par hasard un livre américain sur le sujet. Il lui faut encore attendre dix ans avant qu'un médecin le prenne au sérieux.

Vivre dans le nouvel immeuble de Leimbach, le premier du genre en Europe, ne va pas guérir Christian Schifferle et ses voisins, mais leur quotidien sera bien plus agréable. "Nous voulions aider ces personnes pour qu'elles disposent d'un foyer où elles pourraient être moins malades", a expliqué une porte-parole du département Logement de la ville de Zurich, Lydia Trueb.

Toute personne qui entre dans le bâtiment doit éteindre son téléphone portable et autres équipements sans fil, qui de toute façon ne fonctionnent pas à l'intérieur. Les habitants ne sont pas pour autant isolés du monde grâce à une ligne téléphonique traditionnelle.

Le bâtiment dispose d'un espace commun, équipé d'un filtre purifiant l'air. A l'entrée de l'immeuble, les produits de nettoyage et d'hygiène autorisés sont exposés sur une chaise.

En outre, explique-t-il, un "filet" spécial a été construit dans les murs de façade et du toit pour empêcher les ondes et champs électromagnétiques ou électrostatiques de pénétrer.

Difficile cohabitation entre hypersensibles
Reste que malgré les efforts, le résultat n'est pas parfait pour les habitants. Christian Schifferle juge que les ouvriers ont laissé des traces, des odeurs. Mais il est heureux d'être entouré de personnes qui souffrent de maux similaires aux siens. Même si la cohabitation entre hypersensibles n'est pas toujours aisée. 

Ainsi, durant la visite du bâtiment, une personne surgit en pleurs: souffrant d'hypersensibilité électromagnétique, mais pas chimique, elle se plaint que les interdits en matière de parfums et produits de beauté sont trop stricts. Quelques semaines après le reportage, elle a d'ailleurs quitté son appartement.

"Comme les personnes qui vivent dans cette maison souffrent de maux différents, ce n'est pas facile", glisse Christian Schifferle.

Sud-Ouest - 7 avril 2014

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14.730 tonnes de médicaments non utilisés collectés

7 Avril 2014, 11:15am

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14.730 tonnes de médicaments non utilisés collectés

En progression de 3,2 % en 2013 par rapport à 2012, la collecte des médicaments non utilisés enregistre de bons résultats.

 

Les Français sont de plus en plus nombreux à rapporter leurs médicaments non utilisés (MNU) en pharmacie selon une étude LH2-BVA publiée jeudi 3 avril.

En progression de 3,2 % en 2013 par rapport à 2012, la collecte des médicaments non utilisés enregistre de bons résultats, alors que le nombre de boîtes de médicaments vendu en pharmacie est en baisse.

Au total, 14.730 tonnes de médicaments ont été collectés en 2013 contre 14.271 en 2012. 

Le nombre de médicaments non utilisés était de 477 grammes par foyer en 2010 et 439 grammes en 2012. Il est de 358 grammes par foyer en 2014, ce qui révèle une baisse très significative de 18 %. 

Ne garder que les médicaments utiles 

Parmi les facteurs expliquant cette baisse, le communiqué de l'association Cyclamed évoque la baisse de la consommation des médicaments, la baisse des prescriptions, les campagnes sur le bon usage pour sensibiliser les patients à une bonne observance. Mais également les tris faits les années précédentes suite à la remise en cause de certains médicaments qui ont convaincu les citoyens à ne garder chez eux que les médicaments utiles à leur traitement.

Parmi les personnes interrogées, 70 % affirment avoir pris l'habitude de "toujours" les rapporter (contre 63 % en 2013) et 17 % le font "souvent", "ce qui montre une fidélisation accrue d’une grande partie de la population", commente l'association. Dans 9 cas sur 10, le dépôt se fait après le tri de son armoire à pharmacie lors du nettoyage de printemps et non en fin de traitement.

L'association Cyclamed organise la valorisation énergétique de ces médicaments non utilisés. En effet, 53 unités partenaires éliminent les médicaments dans le respect de l’environnement et récupèrent ainsi l’énergie sous forme de chaleur et/ou d’électricité. Aussi, cette année, 7000 foyers ont pu être alimentés en énergie grâce aux médicaments non utilisés rapportés par les Français.

En plus de cet apport énergétique, le dispositif permet d’éviter les rejets médicamenteux dans la nature : décharge, eaux de surface et souterraines. L’adhésion à la valeur de la sécurité sanitaire pour prévenir les accidents domestiques est également forte (88 %).

Hugo Jalinière - www.sciencesetavenir.fr - 7 avril 2014

 

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